Autour de Lucie

Méthodes éducatives

La prise en charge psycho-éducative est un accompagnement individualisé, structuré, précoce et intensif à l’aide de méthodes éducatives comportementales, cognitives et développementales.

Ce type de prise en charge augmente significativement les possibilités relationnelles, les capacités d’interaction sociale, le degré d’autonomie, les possibilités d’acquisition de langage et de moyens de communication par les enfants atteints d’autisme.

Nous citerons ici brièvement les trois méthodes les plus connues: 
ABA, TEACCH et PECS

A.B.A.


L’A.B.A (Applied Behavioral Analysis = analyse comportementale appliquée) est une approche comportementale. Elle a été élaborée par le chercheur O. Ivar Lovaas. Elle consiste en une intervention précoce et intensive (30 à 40 heures par semaine) sur de jeunes enfants. 
C’est la seule méthode à avoir été vérifiée scientifiquement. Les résultats du rapport Lovaas montrent un succès sur 47% des enfants pris en charge par son équipe. Ces enfants ont pu entamer une scolarité normale sans soutien particulier.

Pour qu’un programme A.B.A. soit efficace, ses promoteurs donnent les deux conditions suivantes. D’abord, il doit être intensif, à raison de trente à quarante heures par semaine. Ensuite, il doit être mené par une équipe éducative (dont les parents sont partie intégrante) formée et intervenant de la même façon, dans le cadre d’un programme individualisé bien défini. De plus, le pronostic est d’autant meilleur que le programme A.B.A. est commencé tôt.

Ce type d’intervention est en revanche très contraignant. En plus de son mode opératoire, il a un coût que les familles ne peuvent pas supporter seules. En France, l’A.B.A. n’est pas reconnue par la Sécurité Sociale. Par contre dans certains pays comme les Pays-Bas ou le Canada, cette approche est prise en charge par l’État.

Les détracteurs de l’A.B.A. critiquent cette méthode car elle prend sa source dans les recherches sur le conditionnement (Pavlov, Skinner). Ses promoteurs considèrent, au contraire, que le conditionnement fait partie de toute éducation, et que l’A.B.A. n’est qu’une adaptation de cet aspect pour une population qui a des difficultés particulières d’apprentissage. Ils insistent sur les résultats concrets qu’ils obtiennent.

T.E.A.C.C.H. 


  Le cœur de l’enseignement structuré TEACCH (Treatment and   Education of Autistic and related Communication handicaped CHildren) est le développement de l’autonomie dans les domaines suivants : les habiletés de travail, l’autonomie à la vie quotidienne, les loisirs, les habiletés sociales et les gestions des comportements. Cette technique est dérivée du béhaviorisme et repose sur l’idée que l’autisme est l’expression d’un déficit neurologique. Les moyens pour l’appliquer sont la structure et la communication concernant:

  • l’espace
  • le temps
  • le système
  • la tâche.

Le but de la structure est d’adapter l’enseignement  pour compenser les déficits spécifiques de chaque  personne, miser sur ses forces, réduire les  stimulations inutiles et perturbantes, mettre l’accent  sur les  informations pertinentes, donner un sens à  l’environnement,  mieux gérer les comportements et  atteindre une plus grande   autonomie.

Tous ces éléments font partie du programme  TEACCH et sont   individualisés pour chaque personne tant au niveau des objectifs   que des moyens. Cela a  pour but de répondre aux besoins   spécifiques de  chaque autiste et de sa famille.

P.E.C.S. 


Le système PECS (Picture Exchange Communication System), a été mis au point vers la fin des années 80. C’
est un système de communication par échanges d’images qui permet de suppléer ou d’augmenter la communication des jeunes enfants ayant des troubles autistiques ou présentant un déficit de la communication sociale.

Il consiste en l’utilisation de pictogrammes, adaptés au niveau de compréhension du sujet.


Ce système est très utilisé aux Etats-Unis et dans plusieurs autres pays. Il peut être utilisé par chaque individu, en tout lieu, à la maison, à l’école ou en société.